La Bretagne est un pays magique, et le terme n’est pas trop fort. C’est à deux pas du pays de Brocéliande, lieu des légendes arthuriennes, que s’est tenu le dixième stage d’été d’Aiki-Jujutsu Takeda-Ryu Maroto Ha de Malestroit. Il m’est difficile de vous faire partager la magie des instants que j’ai passés là-bas ; mais je vais essayer. Profitant des matinées et des débuts d’après-midi pour visiter la région avec mon épouse et mes enfants, j’ai découvert des lieux et des paysages extraordinaires et des histoires merveilleuses. La Bretagne regorge de lieux tels que Carnac, Brocéliande qui sont entourés de mystères et de légendes. Il y a également de très belles petites cités comme Hennebont, Malestroit, Josselin, Ploërmel. Des châteaux, des menhirs autant que l’on en veut ! On s’attend à voir surgir des druides à chaque croisée de chemins.
Les fins de journée étaient consacrées quant à elles à l’étude de notre art sous la tutelle de Maître Charlopeau. D’autres Maîtres étaient présents tels les Maîtres Durot, Francis et Nadine, et Maître Simon. Je fus accueilli avec beaucoup de chaleur au sein du groupe de pratiquants venus de la France entière suivre l’enseignement du Maître. Enseignement qui nous fut dispensé avec une générosité et une gentillesse sans pareille. Malgré la chaleur et la fatigue de plus en plus présente au fil des jours, nous pratiquions tous avec bonheur et entrain. Nous avons bénéficié d’un cours supplémentaire le jeudi matin. Cours qui aurait dû avoir lieu en pleine nature au sein du pays de Brocéliande au bord du lac de Paimpont. Hélas les Dieux celtes en avaient décidé autrement et c’est dans le dojo que nous avons pratiqué en tenue civile des applications pratiques des techniques de notre Art. Le moment le plus magique que j’ai vécu lors de ce stage fut le Batto Djiai qui le clôturât. Nous avons tous affronté Maître Durot Francis, l’un après l’autre. A peine avais-je sorti la moitié de ma lame du fourreau que le Maître m’avait déjà pourfendu plusieurs fois. Mais ce qui rendit ce moment magique, c’était la musique qui nous parvenait de l’extérieur. Un bagad jouait à quelques mètres de nous. Ainsi deux traditions se mêlaient afin de rendre ces derniers instants inoubliables.
Je rends un hommage à mon épouse sans qui je n’aurais pas vécu ces instants fabuleux. Et grâce à elle, je peux dire que je les revivrais l’année prochaine. Domo arigato. Watashi wa anata o aishite.
Marc Gendarme
Nidan Aïki-Jujutsu